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13 septembre 2019

AGPI - Efficacité énergétique et gaz naturel renouvelable : deux alliés précieux pour le développement durable

Par Énergir

 

Dans sa Politique énergétique 2030, le gouvernement entend faire du Québec « un chef de file nord-américain dans les domaines de l’énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique ». Les gestionnaires de parcs immobiliers institutionnels peuvent être des acteurs importants de ce changement, en faisant des choix qui permettront à leurs bâtiments de consommer moins et mieux. Comment? Notamment en misant sur l’efficacité énergétique, qui favorise une réduction des coûts d’exploitation des biens immobiliers, et en optant pour le gaz naturel renouvelable (GNR), qui permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES).

 

L’efficacité énergétique : un levier indispensable


Depuis quelque temps, l’efficacité énergétique est sur toutes les lèvres et ce phénomène est amplifié par le sentiment d’urgence climatique qui secoue aujourd’hui la planète. Cependant, ce n’est pas d’hier qu’Énergir développe son expertise dans le domaine. En fait, depuis 2001, Énergir a appuyé plus de 125 000 projets d’efficacité énergétique qui ont permis d’économiser 537 millions de m3 de gaz naturel et d’éviter l’émission d’un million de tonnes de GES. Pour ce faire, Énergir a mis sur pied plusieurs programmes d’aide financière qui facilitent l’acquisition d’équipements à haute efficacité et l’implantation de mesures d’efficacité énergétique.

 

Des appareils plus efficaces

Certains de ces programmes peuvent être particulièrement intéressants pour les gestionnaires de parcs immobiliers institutionnels, notamment les subventions à l’achat d’appareils efficaces (chaudières, chauffe-eau, hottes à débit variable). Ces subventions permettent de réduire de façon souvent substantielle le coût d’acquisition de modèles plus efficaces qui permettent de mieux consommer et donc, de réduire la facture énergétique et les émissions de GES des bâtiments.

 

Des bâtiments plus performants
Les gestionnaires peuvent aussi tirer parti des programmes de rénovation et de construction efficaces pour rendre leurs immeubles moins énergivores. Ces programmes prévoient une aide financière pour les travaux de rénovation visant à améliorer l’enveloppe thermique des bâtiments dans le but de les rendre plus efficaces sur le plan énergétique. Ces travaux peuvent porter sur le remplacement des fenêtres, l’isolation des murs et des toits, l’étanchéification, etc. D’autre part, Énergir propose des subventions pouvant aller jusqu’à 275 000 $ pour la construction de bâtiments écoénergétiques, selon la quantité de gaz naturel économisé.


Des systèmes optimisés
De plus, Énergir offre un soutien financier pour le diagnostic et la mise en œuvre de mesures d’efficacité énergétique. Cette aide s’applique aux études et à l’implantation de recommandations destinées à rationaliser la consommation de gaz naturel. Elle peut aussi servir à la remise au point des systèmes mécaniques des bâtiments dans le but d’en réduire la consommation de gaz naturel. À titre d’exemple, Énergir a récemment collaboré à la remise au point des systèmes de 38 établissements de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Ces travaux ont permis des économies de plus de 390 000 m3 de gaz naturel et une réduction de 750 tonnes des émissions de GES.

 

Tous ces programmes poursuivent un but commun : contribuer activement aux objectifs de durabilité écologique et économique des gestionnaires de parcs immobiliers. À cet égard, ceux-ci peuvent aussi compter sur le développement de nouvelles énergies telles que le gaz naturel renouvelable (GNR).

 

Le gaz naturel renouvelable : un potentiel considérable

 

En plein essor au Québec comme ailleurs dans le monde, le GNR est une ressource naturelle et renouvelable (voir l’encadré) qui pourrait bien transformer le paysage énergétique québécois. D’ailleurs, une étude de Deloitte et WSP Canada publiée en novembre 2018 et intitulée Production québécoise de gaz naturel renouvelable (GNR) : un levier pour la transition énergétique, révèle que, si le Québec exploite pleinement son potentiel de production, « le GNR pourrait représenter près des deux tiers (66 %) du volume de gaz distribué à l’horizon 2030 » et permettrait ainsi d’éviter l’émission de 7,2 millions de tonnes de GES, soit l’équivalent du retrait de 1,5 million de voitures de nos routes.

 

Qu’est-ce que le gaz naturel renouvelable (GNR)?
Défini comme « méthane de source renouvelable » par la Loi sur la Régie de l’énergie, le GNR est un gaz naturel issu de la décomposition de résidus organiques alimentaires, agricoles, et même industriels. Comme la molécule de GNR est identique à la molécule de gaz naturel, le GNR est interchangeable avec ce dernier. On utilise donc le même réseau pour les deux produits.

 

Une filière en développement
Énergir investit et s’investit activement pour accroître les quantités de GNR dans son réseau gazier. Et elle n’est pas la seule à croire à cette énergie. En effet, le gouvernement québécois a prescrit un règlement le 26 mars dernier qui stipule que davantage de GNR devra être injecté dans les réseaux gaziers du Québec (1 % en 2020, 2 % en 2023 et 5 % en 2025) dans le cadre de la transition énergétique. Un comité de suivi sur la filière GNR sera également mis sur pied par le gouvernement afin d’assurer l’application du règlement et de faciliter la collaboration entre les différents acteurs du milieu.

 

Pour le moment, le Québec compte quatre sites de production de GNR, soit deux sites d’enfouissement et deux sites de biométhanisation, dont le Centre de valorisation des matières organiques de Saint-Hyacinthe, en Montérégie. Inauguré en 2014, ce projet permettra à terme de produire 13 millions de m3 de GNR et de réduire de 25 000 tonnes les GES chaque année. Plusieurs autres projets municipaux sont actuellement à l’étude, en cours de planification ou en cours de réalisation. D’autres projets de production de GNR se développent aussi en parallèle, notamment un projet de biodigesteur agricole coopératif dans la région de Warwick, dans le Centre-du-Québec, qui pourrait devenir le premier projet de production de GNR agricole dans la province.


Le modèle européen
Bien que la production de GNR en soit encore à ses premiers pas chez nous, le Québec peut et doit s’inspirer de l’exemple européen pour devenir un chef de file de la production de GNR. En effet, de nombreux pays outre-Atlantique ont déjà recours avec succès à l’injection de GNR dans leur réseau gazier, notamment l’Allemagne (208 sites), le Royaume-Uni (85 sites), la Suède (65 sites) et la France (44 sites). Dans tous ces pays et plusieurs autres, la filière GNR connaît une forte croissance (environ 150 % d’augmentation des volumes injectés entre 2014 et 2017 en France). Selon certaines projections , le GNR, appelé « biométhane » en Europe, pourrait même totalement supplanter le gaz naturel comme source d’énergie à partir de 2050.

 

Des volumes en augmentation
Injectée dans le réseau gazier depuis plusieurs mois déjà, la quantité de GNR produite va augmenter au fur et à mesure que de nouveaux centres de production (biométhanisation) verront le jour. Concrètement, cela signifie que de plus en plus de gestionnaires pourront bientôt ajouter le GNR aux sources d’énergie renouvelables qui alimenteront leurs bâtiments et cela, sans aucune modification à leurs équipements, puisque le GNR est interchangeable avec le gaz naturel.

 

Un avenir prometteur
Le GNR constitue donc une filière prometteuse pour le Québec et pour tous les consommateurs de gaz naturel. À terme, elle pourrait générer des retombées économiques considérables, avec la création de 15 000 emplois annuels et des investissements de près de 20 milliards de dollars . De plus, elle aurait des impacts structurants pour les municipalités, les producteurs agricoles, les partenaires de l’industrie forestière et les clients consommateurs de GNR, notamment :


• la diminution des coûts d’enfouissement;
• la diversification des sources de revenus et la diminution de l’utilisation des engrais chimiques pour les agriculteurs;
• la création d’emplois non délocalisables en région pour l’industrie forestière;
• la réduction des GES.

 

En résumé


L’atteinte des objectifs ambitieux fixés par le Québec en matière d’énergie et d’environnement nécessite que nous nous tournions vers l’avenir et mettions en commun nos efforts pour réaliser les changements nécessaires. À cet égard, l’efficacité énergétique et le recours au GNR constituent des outils pertinents et efficaces pour bâtir le paysage énergétique québécois de demain. Ils permettent aux gestionnaires de parcs immobiliers d’être « prêts pour le futur » dès aujourd’hui et constituent des solutions durables pour les bâtiments.
 

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www.panorama-ifpen.fr/biomethane-en-france

2 La filière de production de gaz naturel renouvelable au Québec : Impacts économiques à l’horizon 2030 et contribution à l’économie circulaire, page 3.

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