Imprimer cette page

 

Retour à la liste
12 juillet 2019

Guide - Conception d'un bâtiment performant - Fascicule 2

La répartition moyenne des coûts sur le cycle de vie d’un bâtiment commercial-institutionnel est de 5 % pour la conception, 20 % pour la construction et 75 % pour l’exploitation et la maintenance. Investir un peu plus dans la conception ou la construction peut donc se traduire par un retour sur investissement enviable.

 

C’est pourquoi Transition énergétique Québec a publié un guide sur la conception d’un bâtiment performant, qui s’adresse aux ingénieurs, aux architectes ainsi qu’aux gestionnaires en immobiliers. Il a été développé en collaboration avec le Groupe de recherche interdisciplinaire en développement durable (GRIDD). Pour faciliter sa consultation, il est divisé en trois fascicules qui proposent des processus de conception optimisés pour trois modes de réalisation : traditionnel, conception intégrée et BIM. Ce texte présente un bref aperçu du contenu du fascicule 2.

 

Fascicule 2 : L’optimisation énergétique en conception intégrée


Ce fascicule présente sommairement la conception intégré (CI) et ses avantages et propose une approche de conception optimisée pour ce mode de réalisation. Un chapitre de ce fascicule est dédié à la mise en service améliorée.

 

Dans un mode traditionnel, l’information pour la prise de décision (qualité, coût, échéancier, respect des exigences du client) n’est complète que lorsque le processus de conception est déjà avancé. Pourtant, la capacité de faire des changements, beaucoup plus grande au début d’un projet, diminue à mesure que le temps passe tandis que le coût des changements augmente de façon exponentielle. Les décisions en amont se prennent sur la base d’hypothèses qui s’avèrent fréquemment erronées, ce qui nécessitent une série de mesures correctives qui auront des répercussions tout au long de la conception et de la construction.

 

Processus traditionnel et processus collaboratif

 

 

En conception intégrée, l’ensemble de l’équipe est mobilisé dès le début du projet, et ce, jusqu’à la mise en service. Le mode de fonctionnement de l’équipe est fondamentalement différent. La démarche est globale et le projet, défini par itérations successives. Le partage d’information, l’apport des idées de chacun, la réflexion et l’analyse, appuyées par la simulation énergétique, favorisent les solutions optimisées et souvent moins coûteuses. Autrement dit, on passe d’un mode de conception isolé à un mode collectif.

 

Le noyau de professionnels demeure sensiblement le même que dans un projet traditionnel. Par contre, le niveau d’engagement du client est beaucoup plus important. Certains scénarios peuvent proposer de modifier des paramètres qui ont un effet sur l’organisation spatiale ou le confort (par exemple une variation plus importante des températures ambiantes). Un représentant dont la délégation de pouvoir est suffisante pour prendre des décisions, ou pour inviter des acteurs clés dans certaines charrettes afin d’obtenir leurs réactions, leurs suggestions ou leur aval à certaines propositions, est une des conditions pour assurer le succès du processus.

 

Le modeleur pour les simulations énergétiques et l’économiste en construction pour l’estimation des coûts aident l’équipe de CI à faire les meilleurs choix à travers les diverses options proposées. La présence d’un agent de mise en service (MES) est aussi fortement suggérée pour accompagner le client dans sa démarche d’optimisation énergétique pendant tout le projet jusqu’à l’exploitation.

 

Plusieurs études ont démontré les aléas de la simulation énergétique, avec des écarts importants entre ce qui était prévu et la réalité. Un facteur majeur de ces écarts est une mise en service déficiente. La MES est devenue une spécialité et le corpus de connaissances attaché à ce domaine corrige de nombreux manques dans les pratiques de réalisation de bâtiments. Les lignes directrices du Guideline 0-2013 développées par ASHRAE sur le processus MES proposent un cadre normalisé pour la définition des exigences et la vérification de l’atteinte des objectifs de performance. C’est une approche rigoureuse d’assurance et de contrôle de la qualité qui s’étend sur l’ensemble du cycle de vie du projet, de sa conception à son exploitation.

 

Le processus décrit dans le guide est très exigeant et demande un effort considérable lors d’un premier projet. Cependant, l’implantation d’une telle démarche peut représenter des économies substantielles et un retour sur l’investissement rapide. Le partage d’information est un élément clé de la réussite en CI. Le chapitre 3 présente un outil unique à cet effet, la modélisation des données du bâtiment, mieux connue sous l’abréviation anglaise de BIM.

 

Liens utiles
Section : Concevoir un bâtiment performant
Document : Fascicule 2 – L’optimisation énergétique dans une conception intégrée

 

Autres actualités sur le même sujet :

Guide de conception d’un bâtiment performant – Fascicule 1
Guide de conception d’un bâtiment performant – Fascicule 3 

 

Source : Transition énergétique Québec

Design Web par Acolyte
Copyright © AGPI 2019 - Tous droits réservés - Notes légales