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27 juin 2019

Nouvelle - État des lieux du parc immobilier de l'UQAM

Article publié le 18 juin 2019

Actualités UQAM

 

Les pavillons J.-A.-DeSève, Judith-Jasmin et Adrien-Pinard.
Photos: Nathalie St-Pierre

 

La communauté universitaire était conviée à un état des lieux sur le parc immobilier de l'UQAM, le 13 juin dernier, à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau. La présentation était assurée par la vice-rectrice à l'Administration et aux finances par intérim, Sylvia Thompson, et la directrice du Service des immeubles, Christine Pouliot, en présence de la rectrice Magda Fusaro. «Cette présentation a pour objectif de répondre aux interrogations légitimes des membres de la communauté qui souhaitent savoir pourquoi il y a autant de travaux et comment se prennent les décisions liées aux espaces immobiliers à l'UQAM», a annoncé la rectrice.

 

En guise de mise en contexte, Christine Pouliot a rappelé que le parc immobilier de l'UQAM est composé de deux pôles principaux, le campus central et le Complexe des sciences Pierre-Dansereau, lesquels se déploient au cœur du Quartier latin et du Quartier des spectacles. Le premier compte 20 pavillons et 5 emplacements en location, tandis que le second compte 8 pavillons. En région métropolitaine, l'UQAM loue des espaces pour ses campus régionaux à Terrebonne, à Longueuil, à Laval et dans l'Ouest-de-l'Île, et l'Université est propriétaire de La Huardière, un centre écologique situé près de Saint-Michel-des-Saints. «Il y a plus de 15 000 locaux à l'UQAM et les superficies nettes de tous les bâtiments totalisent 201 690 m², soit l’équivalent d’un peu plus du double de la Place Ville-Marie», souligne la directrice du Service des immeubles.

 

Le programme d’efficacité énergétique mis en place depuis 2006 et poursuivi au fil des ans a permis de cumuler des économies de plus de 11 M $ sur la facture énergétique, ce qui a valu à l’UQAM et aux artisans du programme plusieurs marques de reconnaissance, souligne Christine Pouliot. «L’économie d’énergie réalisée annuellement équivaut à l’énergie consommée par 1000 maisons unifamiliales; la réduction des GES (gaz à effet de serre) équivaut aux émissions de plus de 670 voitures», illustre-t-elle.

 

Indice de vétusté


Les résultats de l’audit immobilier de tous les parcs immobiliers universitaires du Québec, réalisé en 2014 et mis à jour annuellement depuis, ont permis de dresser un portrait de chacun des bâtiments de l’UQAM. «L'indice de vétusté est calculé à partir de la valeur des travaux à réaliser – pour maintenir ou remettre en état le bâtiment et ses composantes – divisée par la valeur de remplacement du bâtiment, explique Christine Pouliot. Le niveau de vétusté est établi en fonction de critères fixés par le Conseil du trésor.»

 

La majorité des bâtiments de l'UQAM présentent un état jugé satisfaisant avec un indice de vétusté inférieur à 15 %, souligne la directrice. «La situation des bâtiments qui présentent un indice de vétusté plus élevé n’est pas particulière à l'UQAM, précise Christine Pouliot. Faute de financement dans le passé, plusieurs bâtiments institutionnels (hôpitaux, écoles ou autres) connaissent le même sort, au Québec, au Canada et même en Amérique du Nord et en Europe. C’est seulement depuis la dernière décennie que des sommes ont été spécifiquement allouées par le gouvernement aux budgets des investissements pour résorber ce qui est qualifié de déficit d’entretien accumulé.» Des projets sont déjà prévus pour remettre en état les bâtiments les plus affectés et, tout particulièrement, les pavillons Judith-Jasmin, Hubert-Aquin et Sanguinet.

 

Surplus et déficits d'espace


Selon les calculs normés du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES) pour 2017-2018 (basés sur les effectifs étudiants et le personnel), l’UQAM affiche un déficit de 9771 m² nets pour l’ensemble des catégories d’espace, en excluant les espaces intérieurs de sport.

 

Graphique à l'appui, la directrice note que les espaces réservés à des fins académiques (facultés, soutien à l'enseignement, salles de cours centralisées et bibliothèques) sont les plus nombreux, totalisant 67 % des espaces disponibles à l'UQAM. Les autres espaces sont majoritairement affectés à l’ensemble des activités de support. «Globalement, l’ensemble des facultés/École bénéficie d’un peu plus d’espace que la norme établie, souligne-t-elle. On constate toutefois certains déséquilibres entre les facultés, certaines d’entre elles présentant un déficit alors que d’autres bénéficient d’un surplus d’espace assez marqué.» Les facultés/École en déficit d'espace sont l'École des sciences de la gestion, la Faculté de science politique et de droit, et la Faculté de communication, pour lesquelles des projets sont déjà en chantier ou à venir.

 

Plan directeur immobilier


Depuis l’adoption du Plan directeur immobilier (PDI) 2011-2016 par le Conseil d’administration, plusieurs projets ont été réalisés, visant à assurer à toutes les unités académiques ainsi qu’à la population étudiante les espaces qui leur sont nécessaires pour la tenue de leurs activités, rappelle Christine Pouliot. «La planification immobilière s’élabore en continuité avec la planification stratégique de l'UQAM, et le Plan directeur immobilier se décline en plan directeur des espaces et en plan de maintien d’actifs.»

 

Entamés avec la récupération du pavillon Adrien-Pinard, les grands mouvements enclenchés avec la mise en œuvre du PDI 2011-2016 s’inscrivent dans un ordonnancement général qui se poursuit progressivement. «Actuellement, la campagne de travaux visant le regroupement de l’ESG aux pavillons J.-A.-DeSève et Sanguinet est en cours, observe la directrice. La relocalisation de l’ESG et de ses unités vers ces pavillons libérera de l’espace au pavillon des Sciences de la gestion, ce qui permet d’envisager son occupation par la Faculté de science politique et de droit. Lors de l’aménagement de la Faculté de science politique et de droit, de ses départements et de sa clinique au pavillon R, il est envisagé d’y aménager une salle hémicycle. Il s’ensuivra certainement une révision toponymique du nom du pavillon.»

 

Cette séquence de relocalisation sera complétée avec le regroupement de la majorité des unités académiques de la Faculté des sciences humaines aux pavillons Hubert-Aquin et Thérèse-Casgrain, une partie des activités de la Faculté occupant déjà le pavillon Adrien-Pinard.

 

En parallèle, la consolidation des Services à la vie étudiante au pavillon Saint-Denis est bien entamée. Elle se poursuivra lorsque tous les mouvements préalables seront complétés. «Un projet d’amélioration de la fonctionnalité de l’espace du pavillon Paul-Gérin-Lajoie pour la Faculté des sciences de l’éducation est également à l’étude», annonce Christine Pouliot.

 

Maintien d'actifs


Depuis 2013, la loi sur les infrastructures publiques incite les institutions et les organismes gouvernementaux à intégrer la planification du maintien d’actifs (PDMA) à leur planification immobilière, c'est-à-dire à planifier les projets et les travaux à réaliser pour maintenir ou remettre en bon état de fonctionnement les bâtiments et leurs systèmes par des travaux de rénovation majeurs, explique Christine Pouliot. L’UQAM a reçu des subventions totalisant 28,5 M $ pour l’exercice 2018-2019, en hausse importante par rapport aux années précédentes.

 

Outre les enveloppes normalisées de maintien d’actifs, l’UQAM bénéficie de subventions particulières accordées par le MEES pour des projets majeurs. «À l’heure actuelle, ces subventions totalisent 65,9 M $, dont 9 M $ pour l’aménagement de l’École des médias, 7 M $ pour le rehaussement de la capacité des infrastructures électromécaniques au pavillon Judith-Jasmin, 13,9 M $ pour la restauration du clocher de l’église de Saint-Jacques, et 36 M $ pour l’aménagement de l’École des sciences de la gestion au pavillon Sanguinet», indique Christine Pouliot.

 

Une nouvelle règlementation oblige tous les propriétaires immobiliers à procéder à des inspections poussées de leurs stationnements étagés et des façades des bâtiments de plus de 5 étages. «C’est plus d’une vingtaine des pavillons de l’UQAM qui font l’objet d’un programme d’inspection rigoureux qui mène à des travaux majeurs de réfection de façades et des stationnements. Seulement cette année, des travaux de ce type sont conduits aux pavillons Athanase-David (arrière), de Danse, Paul-Gérin-Lajoie, Hubert-Aquin et aux Résidences universitaires René-Lévesque.»

 

De par son envergure et son état de désuétude, à lui seul, le pavillon Judith-Jasmin doit faire l’objet d’une campagne majeure de travaux de rénovation planifiés sur les 4 à 5 prochaines années: la restauration du clocher de l'ancienne église de Saint-Jacques, qui sera terminée l’automne prochain; la restauration du transept sud (actuellement en investigation); le remplacement des fenêtres et murs rideaux; la réfection de la maçonnerie et les travaux d’isolation qui reprendront en 2020; et la rénovation des systèmes de traitement de l’air et autres systèmes électromécaniques. «Ce ne sont que quelques-uns des travaux prévus», note la directrice, en précisant que ceux-ci doivent être réalisés en préservant dans la mesure du possible l'ensemble des activités académiques.

 

D'autres projets visant à préserver le bon état de fonctionnement des bâtiments et de leurs systèmes génèrent une multitude de travaux à travers le campus. Parmi ceux actuellement en cours, mentionnons la phase 3 du programme d'efficacité énergétique au Complexe des sciences Pierre-Dansereau, qui vise, entre autres, l’installation d’équipements de préchauffage solaire innovants; la réfection progressive des finis de plancher cet été dans les salles de cours au pavillon Sherbrooke, à la bibliothèque centrale et au pavillon de Musique; la rénovation des systèmes de contrôle de bâtiments aux pavillons Athanase-David, J.-A.-De Sève, Musique, et Sciences de la gestion; la réfection de toiture au pavillon Sherbrooke; la rénovation des toilettes au pavillon Saint-Denis et de salles de bain aux Résidences universitaires René-Lévesque; et la rénovation progressive des ascenseurs et des escaliers mobiles aux pavillons Saint-Denis et Thérèse-Casgrain.

 

Projets d'aménagement


À ces projets de maintien d’actifs s’ajoutent divers projets d’aménagement qui visent davantage à améliorer l’environnement physique de la communauté, poursuit Christine Pouliot. «Depuis les débuts de la mise en œuvre du PDI 2011-2016, plusieurs pavillons ont fait l’objet de travaux majeurs: le réaménagement du pavillon Adrien-Pinard pour y loger le Département de psychologie, la rénovation du pavillon Saint-Denis où seront consolidés les Services à la vie étudiante, l’aménagement du pavillon de Mode pour l’École supérieure de mode de l'ESG UQAM, désormais mieux intégrée au campus, l’aménagement du Campus Longueuil dans des locaux plus adéquats et le réaménagement de l’aile Christin du pavillon J.-A.-DeSève pour y recevoir certaines unités académiques de l’ESG.»

 

Les travaux d’aménagement se poursuivent au pavillon Hubert-Aquin annexe en vue de la relocalisation imminente des livres rares. Le pavillon 1280 St-Denis sera partiellement rénové pour y accueillir des activités institutionnelles. À l’automne 2019, le Campus de Laval bénéficiera de nouveaux locaux dans le cadre de l’agrandissement en cours au Collège Montmorency. Le pavillon Sanguinet s’apprête à subir une importante cure de rajeunissement et un agrandissement pour y loger une partie des activités de l’ESG. À terme, un nouveau tunnel le reliera au pavillon J.-A.-DeSève.

 

Au Pavillon Judith-Jasmin, outre les travaux de maintien d’actifs, des projets sont sur la table pour l’aménagement de studios de cinéma et d’une nouvelle salle de projection ainsi que pour l’installation du Centre de diffusion urbain de recherche et de création à l’entrée Berri-Maisonneuve.

 

Grâce à une entente de partenariat avec la Ville de Montréal, de nouveaux aménagements de places publiques sont prévus afin de multiplier l’offre d’espaces verts, de lieux de détente et de loisirs dans des secteurs où les terrains sont rares. «Les travaux vont bon train dans le secteur de la place Pasteur, souligne Christine Pouliot. Dans les mois et les années à venir, les travaux se poursuivront dans la cour du transept sud de l’église de Saint-Jacques, autour du clocher, dans la rue Sainte-Catherine et jusque dans la cour du Pavillon J.-A.-DeSève, dans la rue Sanguinet et dans le petit stationnement de la rue Christin pour en faire un espace vert.»

 

Mise à jour de la stratégie immobilière


L’UQAM poursuit sa démarche de planification afin de consolider son parc immobilier, en assurer la pérennité et l’adapter aux nouveaux besoins de la communauté. Selon la vice-rectrice à l'Administration et aux finances par intérim, les dernières années ont permis à certaines facultés et à l’École d’être incluses dans une première grande boucle de changements. «Nos priorités des prochaines années seront de compléter ces changements, mais aussi de planifier la suite des choses pour les autres unités et l’ensemble de nos besoins futurs», note Sylvia Thompson.

 

La vice-rectrice invite la communauté à participer à la mise à jour de la stratégie immobilière de l’UQAM qui s'amorcera à l'automne 2019. «Ce vaste exercice nous amènera tantôt à visiter certains espaces pour en faire des relevés, tantôt à aller à votre rencontre pour discuter de vos besoins. Pour en faire un succès, votre implication sera indispensable», conclut-elle. La période de questions qui a suivie a démontré que les gens de la communauté ne se feront pas prier pour partager leurs besoins et leurs bonnes idées. Un dossier à suivre!

 

Source : Actualités UQAM

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