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11 mars 2019

Nouvelle - Un robot pour revaloriser les déchets

8 mars 2019, Trois-Rivières — Installée à Trois-Rivières, l’entreprise Waste Robotics envisage de percer les marchés mondiaux avec son robot trieur de déchets. Cet équipement à la fine pointe de la technologie permet de revaloriser des matières premières qui autrement se retrouvent dans les sites d’enfouissement. Afin d’aider l’entreprise à commercialiser son produit, le gouvernement du Canada investit 1,4 million $.

 

«Ça répond non seulement à un besoin municipal, provincial, national, mais aussi mondial. Cette technologie qui est développée ici à Trois-Rivières grâce aux entrepreneurs et employés de l’entreprise peut permettre de changer la donne. Partout, des tonnes de déchets s’en vont dans les sites d’enfouissement», a souligné lors de l’annonce de cette aide fédérale le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne.

 

«La gestion des déchets est un enjeu planétaire. On y investit des dizaines de milliards $ par année. Et si on ne fait pas ce que Waste Robotics fait, ça se ramasse dans les sites d’enfouissement.»

 

Le robot trieur de Waste Robotics est un appareil qui permet dans un premier temps de reconnaître les déchets qui passent sur un convoyeur à l’aide de trois caméras distinctes. Si les deux premières caméras sont utilisées par le robot pour déterminer la taille et la position des déchets, la troisième caméra, qui est une caméra hyperspectrale, détermine la composition des matières.

 

«On peut ainsi déterminer les types de plastique pour mieux les séparer et ainsi les récupérer. Il s’agit d’une tâche impossible à réaliser pour des travailleurs», a expliqué Éric Camirand, directeur général de Waste Robotics.

 

Le député de Saint-Maurice-Champlain, François-Philippe Champagne,
a mis la main à la pâte en testant le robot trieur de déchets
de l’entreprise Waste Robotics. - SYLVAIN MAYER

 

Une fois que les déchets sont identifiés par le robot trieur, un bras robotisé les classe très rapidement. Cette technologie pourrait bien diminuer le nombre de déchets envoyés dans les sites d’enfouissement, plaide la direction de Waste Robotics.

 

«Chaque année, il en coûte 63 milliards $ en Amérique pour gérer nos déchets. On enfouit chaque année pour 10 millions $ de ressources. On met donc le quart de l’extraction minière à la poubelle», a mentionné Éric Camirand pour démontrer tout le potentiel des technologies de revalorisation des déchets.

 

L’aide financière du gouvernement fédéral de 1,4 million va aider Waste Robotics à mener un projet pilote sur trois ans avec son robot trieur. L’entreprise est actuellement en pourparler avec des centres de tri du Québec. Ce projet-pilote offrira de précieuses données à l’entreprise dans le développement de son produit.

 

«Le client va opérer notre système et on va pouvoir mesurer son efficacité. On va s’en servir par la suite comme vitrine pour être capable de faire valoir la valeur de la technologie», a noté le directeur général de l’entreprise.

 

Chose certaine, ce n’est pas la Régie de gestion des matières résiduelles qui accueillera le robot trieur de Waste Robotics. «Nul n’est prophète dans son pays», s’est contenté de dire Éric Camirand.

 

Waste Robotics n’entend pas se limiter au marché québécois. L’entreprise lorgne les marchés internationaux, où la gestion des déchets est aussi un enjeu majeur.

 

«On assemble à Trois-Rivières et on teste les systèmes. On est capable d’envoyer notre produit partout dans le monde. Nous avons déjà des offres en France ainsi qu’au Danemark et on travaille avec un distributeur japonais», a précisé le directeur général de l’entreprise. «De la rue Tebbutt à Trois-Rivières, on va conquérir le monde.»

 

Source : Le Nouvelliste

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