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Publié par AMCQ
Classement au feu des couvertures - CLASSES A B C

  • Qu'est qu'une couverture Classe A, B ou C?
  • Quand doit-on exiger une classification particulière?
  • Comment obtient-on une telle couverture?

Au Canada, les couvertures doivent offrir une résistance au feu minimale, en vertu des exigences des codes de construction. Une de ces exigences est la suivante (article 3.1.15 du code de construction du Québec) : sous réserve de certaines exceptions note 1, toute couverture doit être de classe A, B ou C. On y mentionne également que le classement des couvertures doit être conforme à la norme CAN/ULC-S107, « Méthode normalisée d'essai de résistance au feu des matériaux de couverture ».  C'est dans cette norme que l'on retrouve les exigences permettant d'évaluer la résistance au feu des couvertures puis d'en faire la classification. Cette norme a été mise à jour en 2010 et il est possible de la commander à partir du site Internet d'ULC.

 

* Note 1 :
Les maisons et des petits bâtiments qui sont visés par la partie 9 du code.
Les couvertures de classe A, B ou C ne sont pas exigées pour:
a) les tentes;
b) les structures gonflables; ou
c) les bâtiments dont l'usage est du groupe A, division 2, qui ont une hauteur de bâtiment d'au plus 2 étages et une aire de bâtiment d'au plus 1000 m2, à condition que le dessous de la couverture soit doublé d'un matériau incombustible.

 

Les extraits en italique ci-dessous sont tirés d'un bulletin publié par ULC, suite à la dernière mise à jour de la norme.

 

Photo 1 (courtoisie Soprema)

 

« Les méthodes d’essai de la norme s’appliquent aux matériaux de couverture et servent à mesurer leurs caractéristiques de comportement au feu lorsqu’ils sont exposés à un feu dont l’origine est à l’extérieur du bâtiment sur lequel ils sont posés. (…) »

 

Photo 2 (courtoisie Carlisle)

 

Les essais sont réalisés sur des maquettes de systèmes complets. Un des essais consiste à allumer une flamme à l'extrémité de la maquette, on souffle sur cette flamme à l'aide d'un ventilateur, puis on mesure la distance parcourue en un laps de temps donné. On classe l'assemblage A, B ou C selon la distance parcourue (photo 1). Un autre essai consiste à placer des blocs de bois (photo 2) en flammes, à la surface de la maquette. On varie la grosseur des blocs et on mesure le temps requis pour une pénétration des flammes au travers de l'assemblage; ici également, le classement varie selon la grosseur des blocs et le temps requis pour pénétrer l'assemblage.

 

 CLASSEMENT
« Les essais de la classe A s’appliquent aux couvertures qui sont efficaces dans le cas d’expositions à des feux intenses, ne s’enflamment pas facilement, offrent un degré assez élevé de protection du platelage de toit, demeurent en place et ne comportent aucun risque de production de brandons. »

 

« Les essais de la classe B s’appliquent aux couvertures qui sont efficaces dans le cas d’expositions à des feux d’intensité moyenne, ne s’enflamment pas facilement, offrent un degré modéré de protection du platelage du toit, demeurent en place et ne comportent aucun risque de production de brandons. »

 

« Les essais de la classe C s’appliquent aux couvertures qui sont efficaces dans le cas d’expositions à des feux de faible intensité, ne s’enflamment pas facilement, offrent un degré mesurable de protection du platelage du toit, demeurent en place et ne comportent aucun risque de production de brandons. »

 

On voit donc que les couvertures de Classe A sont plus résistantes que les couvertures de Classe C.

 

Puisque le code ne spécifie pas quand il est nécessaire d'installer une couverture de classe A, B ou C, toutes les classes sont acceptées. Par contre, certains assureurs pourraient avoir des exigences plus sévères pour des bâtiments où les risques d'incendie sont plus élevés. À moins d'exigences spécifiques à cet effet, on installe donc une couverture de classe C.

 

« Rappelons que les exigences du code s'appliquent aux couvertures donc à la totalité de l'assemblage, et non uniquement aux composantes individuelles. Les manufacturiers qui offrent des matériaux de couverture sont généralement en mesure de fournir les rapports d'essais en laboratoire attestant la classification des assemblages dans lesquels leurs matériaux doivent être installés. On peut également consulter les informations en ligne chez ULC notamment, à l'adresse suivante: http://database.ul.com/cgi-bin/XYV/template/LISCANADA/1FRAME/index.html »

 

Guy Lalonde, architecte
Directeur technique


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