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Dix (10) mesures concrètes favorisant un approvisionnement véritablement écoresponsable en hygiène et salubrité

Le thème de notre colloque de cet automne, « une gouvernance écoresponsable », est une excellente occasion pour nous permettre de réaliser un bilan du parcours, en ce qui regarde le développement durable. Ce bilan de parcours s’inscrit d’ailleurs parfaitement avec la terminaison prochaine de la stratégie gouvernementale de développement durable 2008-2013. Plusieurs experts (es) de diverses disciplines viendront faire le point avec nous sur plusieurs volets de gérance technique et de gouvernance.

 

Déjà durant la décennie qui a précédé cette orientation vers le développement durable, plusieurs responsables de services d’hygiène et de salubrité sont intervenus auprès de leurs fournisseurs en vue d’être approvisionnés en produits, accessoires et équipements efficaces et efficients protégeant l’environnement. Avec le support des spécialistes travaillant pour les services de recherche et de développement de fabricants sérieux pour la très grande majorité, l’industrie du nettoyage a pu ainsi proposer progressivement une toute nouvelle gamme de produits, d’accessoires et d’équipements favorisant l’optimisation des volets énergétique et environnemental tout en s’inscrivant dans une démarche de développement durable.

 

Chapeautées par l’Association des Fournisseurs de produits sanitaires (www.cssa.com), plusieurs des pratiques de nettoyage et de gestion de la salubrité ont été révisées en conséquence et incluses dans le Programme canadien de durabilité écologique. Il en est ressorti entre autres, une série de mesures concrètes visant à contribuer à une gérance plus écoresponsable et à réduire l’empreinte écologique des services internes et des prestataires en nettoyage du Québec. Ainsi, l’initiative de chefs des départements d’hygiène et salubrité responsables et visionnaires, issus du milieu de l’éducation ainsi que des établissements de santé, organismes parapublics et grandes collectivités, a permis à leur institution de se positionner à l’avant-garde comme citoyen corporatif exemplaire.

 

Il est plus que temps que tous les services d’hygiène et salubrité en milieux institutionnels puissent compter sur un approvisionnement véritablement écoresponsable. On ne peut plus se contenter d’acheter des produits de nettoyage dits écologiques ou verts et croire que notre part est faite. D’autres pratiques sont devenues avec le temps incontournables afin que chacun puisse contribuer activement à réduire substantiellement les impacts nocifs sur l’environnement, sur la consommation énergétique et sur la santé et la sécurité du personnel, des bénéficiaires, des usagers et des visiteurs.

 

Voici un rappel des principales mesures favorisant concrètement un approvisionnement écoresponsable en hygiène et salubrité :

1 Remplacer progressivement les gros équipements électriques (aspirateur, autolaveuse, polisseuse, machines à pression, autres) par des équipements certifiés ENERGY STAR.
2 Remplacer les chiffons et guenilles en coton, ratine et autres matériaux qui ont démontré depuis trop longtemps leurs limites dans la captation de la poussière, par des chiffons microfibres reconnus meilleurs capteurs de poussière et de germes.
3 Acquérir dorénavant des aspirateurs (dorsaux et conventionnels) possédant la certification émise par le Carpet and Rugs Institute (CRI), appareils dotés de filtres HEPA (High Efficiency Particulate Air) et n’émettant pas au-delà de 70 décibels.
4 Réduire l’empreinte écologique par l’achat de produits de nettoyage certifiés (ÉCOLOGO et/ou GREEN SEAL), fabriqués principalement à partir des substances n’émettant pas de parfum, issus des biotechnologies, livrés dans des contenants réutilisables à emballage réduit et offerts en concentration élevée. Les taux de dilution doivent être calibrés par des équipements de dosage éprouvés et fiables.
5 Appliquer ces produits et équipements selon des méthodes et des techniques de travail normalisées respectant fidèlement les consignes des agences, ministères et centres de recherche.
6 Acquérir des tapis d’entrée absorbants et performants, fabriqués à partir de matières recyclées, permettant de capter efficacement la poussière et le sable aux entrées ce qui contribue à une meilleure qualité de l’air.
7 Se procurer des papiers 100 % recyclés et certifiés Forest Stewardship Council (FSC) et/ou ÉCOLOGO.
8 Actualiser les systèmes et procédures relativement à la saisie, la ségrégation, au transport, à l’entreposage et la disposition des déchets et des matières recyclables.
9 Favoriser davantage l’achat de proximité auprès de fabricants, de distributeurs et d’entreprises de nettoyage locaux et/ou régionaux afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’encourager l’économie régionale.
10 Contribuer de façon déterminante au volet social, en faisant plus souvent appel à des entreprises de réinsertion sociale. Cette implication est déjà amorcée dans un certain nombre de collèges, de municipalités et d’organismes parapublics, en raison du spectre de services bonifié et élargi offerts par ces organisations disséminées sur tout le territoire du Québec.


Ainsi, lorsque mise en application, la démarche d’approvisionnement écoresponsable entreprise par les départements d’hygiène et de salubrité s’inscrit mieux et plus que jamais dans les trois (3) enjeux fondamentaux de la stratégie gouvernementale de développement durable, soit : développer la connaissance, promouvoir l’action responsable et favoriser l’engagement.  À telle enseigne d’ailleurs que l’approvisionnement responsable se moule très bien à la deuxième orientation stratégique visant la réduction et la gestion des risques pour améliorer la santé, la sécurité et l’environnement de même qu’avec la troisième, soit produire et consommer de façon responsable.

 

La mise sur pied et l’adoption de comportements et de gestes conséquents et écoresponsables sont l’affaire de tout un chacun : employés, gestionnaires et administrateurs des établissements publics. Les départements d’hygiène et de salubrité sont à même de contribuer concrètement et efficacement à ce mouvement institutionnel d’une façon efficace et efficiente. Toutefois, les chefs de départements d’hygiène et de salubrité doivent pouvoir compter sur le support actif et diligent des directions de ressources matérielles, de service aux immeubles, de finances et d’approvisionnement.

 


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