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Publié par AMCQ
Le resurfaçage des membranes de bitume modifié

Les membranes de bitume modifié ont été introduites au Québec à la fin des années '70. Elles sont devenues de plus en plus populaires au cours des années '80 et il existe maintenant un bon nombre de couvertures construites avec ces dernières, qui ont au-delà d'une trentaine d'années. Dans bien des cas, il est temps d'intervenir pour assurer le maintien des actifs..

 

En plus des caractéristiques de ce produit qui en font un choix très intéressant pour les couvertures des immeubles institutionnels, il est notamment possible de les resurfacer. Leurs armatures sont inorganiques et elles sont couvertes de fines granules.
 

Ceci n'est pas possible avec les couvertures multicouches, très répandues à l'époque dans le secteur institutionnel, qui sont généralement constituées d'asphalte et de feutres organiques (du papier saturé d'asphalte), parfois de feutres de fibre de verre. Dans certaines conditions, particulièrement lorsque les couvertures sont âgées, les feutres peuvent être partiellement exposés aux intempéries et sont susceptibles d'absorber de l'eau. Non seulement l'eau dégrade les propriétés des feutres organiques, mais en recouvrant ceux-ci d'une nouvelle membrane étanche, on emprisonne cette eau. Résultat : l'eau emprisonnée se vaporise sous l'effet de la chaleur du soleil en été et occasionne des boursoufflures. En conséquence, l'eau ne pouvant plus s'assécher, on accélère la dégradation des feutres et ceux-ci pourrissent très rapidement. Par ailleurs, on ne peut pas resurfacer ces membranes sans les dégarnir du gravier qui les recouvre. Celui-ci étant collé dans une couche d'asphalte, il est difficile de l'enlever pour obtenir des surfaces propices à un resurfaçage. En résumé, le risque de malfaçon associé à un resurfaçage de membranes multicouches est élevé et l'AMCQ n'accepte pas de garantir ce procédé.

 

Les armatures inorganiques des membranes de bitume modifié ne sont pas sujettes aux phénomènes décrits ci-dessus. De plus, les granules qui recouvrent ces membranes se prêtent bien à du resurfaçage. Les avantages de ce procédé sont doubles: maintien des actifs pour une fraction du prix, diminution des déchets et donc de l'impact négatif sur l'environnement. À certaines conditions, l'AMCQ accepte de garantir des couvertures de bitume modifié resurfacées. Le coût de la garantie de l'AMCQ étant un pourcentage du coût du contrat, il est possible d'obtenir une garantie de 10 ans sur ces couvertures pour une fraction du prix d'une garantie d'une couverture neuve. Comme c'est le cas pour son programme de garantie actuel, l'AMCQ procèdera à trois visites au cours de la période de garantie (2e, 5e, 9e année).

 

Les conditions requises pour permettre un resurfaçage sont décrites dans un bulletin technique publié par l'AMCQ : Guide pour la réfection des couvertures dans le but de conserver les composantes saines d'un système en place, incluant : Exigences pour le resurfaçage de membranes de bitume modifié, Devis AMCQ « ANALYSE THERMOGRAPHIQUE – TOITURES ». Ce document est disponible sur demande auprès de l'AMCQ.

 

Essentiellement, l'AMCQ demande :

1. Que la couverture soit conforme à ses exigences de conception (pentes, hauteurs des     relevés, etc.); dans le cas contraire, l'Association offre l’assistance technique pour évaluer la situation et déterminer, avec l'auteur du devis, les modifications requises;
2. Que les composantes à conserver soient saines et aptes à assurer la performance de la couverture. Une évaluation doit être faite par une firme membre de l'AMCQ : thermographie et coupes exploratoires sont requises. Cette firme devra attester du bon état de la couverture avant l'émission de la garantie;
3. Que les travaux soient réalisés conformément au devis de resurfaçage de l'AMCQ notamment, préparation des surfaces, installation de la nouvelle membrane, qui devra avoir une épaisseur minimale de 4,0 mm incluant les granules, etc. Les autres conditions habituelles de l'AMCQ s'appliquent à savoir, travaux réalisés par un entrepreneur accrédité, surveillance continue des travaux, etc.

 

Bien entendu, l'ouvrage doit également être conforme aux exigences des codes et règlements en vigueur au Québec.

 

Guy Lalonde
Directeur général adjoint 


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