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Trousse de survie en période de turbulences

Les temps sont pour le moins houleux et difficiles par les temps qui courent, trouvez-vous ? On se retrouve au milieu de grands vents, parfois contraires à nos destinations professionnelles projetées. Plusieurs se retrouvent même confrontés à des décisions difficiles quant à leur avenir professionnel. Un exercice délicat pour lequel il n’existe pas de formation 101 permettant d’éviter des naufrages possibles.

 

En hygiène et salubrité, pour la très grande majorité des cadres encore en exercice, on en a connu des tempêtes de toute nature. Par obligation, on est presque devenu familier avec ces sauts et ces sursauts, et parfois même, en en payant le prix fort …

 

Que faire avec l’ouragan qui souffle présentement sur nos institutions ? Abandonner le navire, endurer, capituler, se résigner, se cramponner ou relever la tête, flairer le vent et s’y tenir ? La situation présente requiert que nous ne perdions pas le cap, soit la mission qui nous incombe et qui est celle de notre service de première ligne. Nous demeurons plus que jamais redevables envers nos employés, envers nos services-clients, envers notre organisation. À titre de cadres, nous devons garder notre sang-froid afin de pouvoir discerner les bonnes décisions à prendre.

 

Et si cette tempête nous offrait, en fin de compte, une occasion de tabler sur la mise en place et/ou le renforcement de certaines pratiques, inusitées ou sous-utilisées ?

 

Démontrer plus de leadership

Nous croyions avoir tout donné, eh bien non, la situation nous demande de faire mieux, de faire différemment, plus intelligemment, plutôt que de faire encore plus. Nous serons sollicités comme jamais, dispersés que nous sommes dans des dizaines d’établissements et/ou avec des départements multiples à gérer. À insuffler un esprit de corps dans ce grand corps parfois malade. Voilà encore une occasion de montrer ce dont on est capable de courage, de détermination, de persévérance et de vision. On ne pourra le faire seul. Pour y parvenir, pour vous soutenir, vos équipes devront compter sur un leader articulé, fort, fiable, inspirant.

 

Instaurer une véritable communauté de pratique

Dans les faits, l’ensemble des chefs de service, les chefs de secteurs, les coordonnateurs, les régisseurs constitue une communauté de pratique qui s’ignore! Le corpus de savoir et de savoir-faire en gestion des opérations sanitaires est encore à normaliser.

 

En travaillant trop souvent isolé, trop indépendant, la culture de coopération entre collègues est très loin d’avoir pu donner tout son potentiel d’avantages et de retombées positives, dont l’esprit de corps n’est pas le moindre… Globalement, les chefs de services, les chefs de secteurs, les régisseurs connaissent plusieurs des solutions, réalistes et réalisables à mettre en place, à court et moyen terme. Par ailleurs, on est aussi en droit à s’attendre à plus d'engagement et de représentativité de la part de l’exécutif de l’association des chefs de service en salubrité du réseau de la santé et des comités de régisseurs aux installations.

 

À quand des représentations suivies et documentées auprès de l’ensemble des directeurs de services techniques, des directeurs des ressources matérielles et même auprès des intervenants clés des ministères de l’éducation et de la santé. Ne vaut-il pas mieux faire partie de la solution, plutôt que faire partie du problème, ou se laisser timidement imposer des solutions tronquées?

 

Se former aux vraies problématiques de gestion sanitaire

Il faut plus que l’inventaire des cours techniques développés par le MSSS s’adressant aux préposé (s), il y a de cela quelques années. Des problématiques criantes en gestion sanitaire, telles que l’organisation du travail, le développement organisationnel, l’audition des opérations, l’instauration de tableaux de bord, la mise au point de cahiers de charges performants, la supervision des contrats de nettoyage, demandent à être balisés, normalisés et diffusés. À quand une Académie de l’écosalubrité des collectivités, qui saura jouer un authentique rôle de rassembleur et de diffuseur scientifique des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être?

 

Aller voir ailleurs pour innover par la suite

Notre industrie québécoise de l’hygiène et de la salubrité manque d’oxygène. Il nous faut nous ouvrir aux pratiques développées dans d’autres milieux, ici et ailleurs dans le monde. Aller voir ailleurs les pratiques innovantes, comment d’autres ont réussi à réduire les cycles d’opérations, à oser ce qui n’avait jamais été osé, afin de parvenir à réinventer certains pans de notre métier.

 

Investir sans tarder dans des TIC (Technologies d’Information et de Communication) et à les mettre dans les mains de vos préposés ex : tablettes électroniques, logiciels d’inspection, tableaux de bord régional et provincial, tableur planifiant les travaux sporadiques et occasionnels, inventaires en temps réels des remises de conciergerie, vidéoconférences entre le chef de service et les répondants locaux, etc.). Ces moyens technologiques sont justement créés pour nous donner l’information pertinente en temps réel, raccourcissant d’autant le délai de prise de décision et de mise en place coordonnée.


Un point à consolider en pareille situation est celui visant à dynamiser plus que jamais la collaboration et la communication inter équipe.
Reformez des cercles de qualité-performance qui sauront alimenter la recherche et l’application de solutions innovantes
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